Le principe de fabrication des feuilles de papyrus réside dans la superposition de fines lamelles découpées dans la tige de la plante,
humidifiées, placées en couches entrecroisées et compressées.
En général, seul un côté de la feuille était utilisé, sur lequel un traitement à base de colle de sève de papyrus était appliqué afin de lier les éléments
et de permettre de retenir l’encre.
Chaque morceau ne dépassait pas un demi-mètre de longueur, mais on pouvait assembler de nombreuses feuilles les unes aux autres, pour former de longs rouleaux.
Dans les climats secs, comme en Égypte, le papyrus se conserve convenablement, mais dès lors qu’il est exposé à l’humidité, la structure se désagrège
et l’encre va se diffuser dans les fibres végétales, comme ce fut le cas des manuscrits importés en Grèce et en Italie.
Le rouleau de papyrus le plus ancien qui nous soit parvenu provient de Sakkarah et date de 2900 av. J.-C.
Les « papyrus » vendus aujourd’hui aux touristes, ornés de motifs divers imprimés, et « terminés » à la main, notamment en Égypte,
sont fabriqués suivant une méthode plus ou moins traditionnelle, mais en utilisant d’autres plantes que le papyrus, principalement des feuilles de bananier.